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Les choses de l'esprit (Spiritualité) 11

  • christophe lartas
  • 20 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 févr.

Les choses de l'esprit (2026) 11


Nébuleuse, Freepik images/wahyu-t
Nébuleuse, Freepik images/wahyu-t

Les choses de l'esprit 11


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Fous sont ceux-là qui croient tout connaître de l’univers ou de leur personne. Chaque instant qui passe nous démontre que les « savants » ne savent rien à propos du cosmos et des énergies qu’il abrite, des lois qui le gouvernent et de ses origines. Chaque jour qui passe prouve à chacun d’entre nous qu’il s’est trompé sur son caractère apparent ou son être profond, car notre âme est aussi abyssale qu’impermanente.


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Oui, cela semble comme une évidence : tous les hommes de pouvoir sont fous, de l’empereur au chef d’État, en passant par le roi ou le Premier ministre. Parfois, ils sont des psychopathes avant même d’y accéder, et, s’ils ne le sont pas, l’ivresse du pouvoir les fera basculer vers l’hubris et la psychopathie de façon quasi infaillible. De là vient que, depuis la nuit des temps, même le meilleur des souverains ou dirigeant politique, en dépit de l’énorme pouvoir qu’il détient entre ses mains, fait rarement le bonheur des peuples, voire fait le plus souvent leur malheur, et le sien propre quand, par intermittences, il réalise combien il a fait de mauvais choix et d’erreurs stupides. Comme si le pouvoir suprême devait ôter à chaque être humain, de façon implacable, toute la sagesse et l’intuition que certains pouvaient même posséder en abondance au préalable, pour en faire au final de simples et médiocres pantins subissant l’impitoyable hégémonie du bas-égo et des forces obscures émanant des égrégores terrestres ou ceux du bas-astral.


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Aussi « fort » qu’il puisse paraître en apparence (puissance physique, agressivité, volonté, énergie vitale, forte personnalité, caractère bien trempé) l’égo n’est qu’un édifice friable, instable, et déséquilibré, lorsqu’il ne repose pas sur l’assise du Soi. Inversement, aussi « fragiles » que puissent apparaître, au premier abord, certains égos dénués de ces traits de caractère que je juge certes, en globalité, indispensables dans ce monde de la dualité où la ténèbre côtoie en permanence la lumière, le mal le bien, et la guerre la paix, lesdits égos sont en vérité d’une solidité mentale, d’une force morale, et d’une puissance spirituelle peu communes, dans la mesure où ils sont considérablement, d'ordinaire, reliés à la source intérieure provenant du Soi.


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La maxime de Rabelais, Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, est sans nul doute l’une des plus belles et profondes paroles de sagesse de l’humanité, dont on peut vérifier au long des siècles et des siècles l'implacable pertinence, la terrible justesse. J’en dirais autant du Connais-toi même, précepte gravé jadis dans l’entrée du temple de Delphes. Si ce n’est qu’aujourd’hui, après avoir connu moi aussi les bienfaits et les vigoureuses délices de l’introspection et de la recherche de soi dans le tréfonds de son cœur, j’ai acquis la certitude que, aussi honnête et rigoureux que l’on puisse être dans le phénomène de l’introspection, l’on ne peut jamais réellement se connaître soi-même entièrement : subsistera toujours, chez tout être humain, fût-il le plus lucide et le plus véridique, une zone d’ombre, un angle mort, sur son être intime, une partie de son âme lui demeurant à jamais, de façon inéluctable, inaccessible, secrète et mystérieuse. Sans compter que lorsqu’on abuse, par complaisance envers l’égo, de l’introspection et de l’examen de conscience, l’on aboutit sur des ruminations purement égotistes aussi vaines que fallacieuses.

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