Fragments métaphysiques 13
- christophe lartas
- 13 janv.
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Fragments métaphysiques (2042-2025) 13

Fragments métaphysiques 13
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À ce sujet, certains « rêves » où nous voyons évoluer nos proches défunts bel et bien vivants sont tellement intenses et réalistes dans leur manifestation (ils ne s’oublient d’ailleurs jamais) que, lors de notre réveil, nous sommes durant quelques instants dans un grand trouble et dans une parfaite incertitude — comme dans le cours même de ces rêves où, parfois, nous sommes conscients de leur supposée mort — quant au fait de savoir s’ils sont réellement morts ou non.
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La suite de Fibonacci, le nombre d’Or et le nombre Pi laissent aisément supposer que le Créateur de toutes choses est non seulement un indicible Architecte, mais encore un ineffable mathématicien — un méta-mathématicien et un supra-mathématicien, sans nul doute.
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Lorsque l’imagination métaphysique prend son envol, certaines spéculations se présentent de manière inévitable à l’esprit ; celle-ci, par exemple : et si le Principe primordial qui a créé cet univers dans sa totalité ne se trouvait être en somme, par-delà les apparences, que l’émanation la plus haute dans la hiérarchie des émanations manifestées par le Principe des principes, caché au-delà de tous les voiles des réalités et supra-réalités ?
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Il est normal que les gens avides de savoir aiment à lire divers traités de métaphysique, de mystique ou de spiritualité ; mais, au final, ces productions de l’esprit ne développent en général des intuitions aussi limpides que fulgurantes qu'à travers le prisme de telle tradition religieuse ou de tel tempérament particulier, ce qui altère fréquemment, voire corromps, l’essence de l’intuition première universellement offerte par le Soi relié au sphères divines. Aussi, dans le meilleur des cas, ces écrits doivent se limiter à être des phares éclairant par intermittences les voies de la connaissance, et sûrement pas des béquilles mentales qui égareront toujours ceux qui se reposent uniquement sur un savoir livresque, oubliant peu à peu, par là-même, ce point fondamental : à savoir que toute la vérité possible que puisse appréhender l’être humain se trouve tout simplement au tréfonds de notre cœur, bien au-delà des voiles de l’égo ; une vérité qui jaillit en permanence de l’inépuisable source du Soi. Cependant, cette vérité, avec l’immense variété de ses arborescences, — ne saurait être qu’une minuscule parcelle des axiomes universels qui ne nous seront accessibles qu’après l’achèvement terrestre de notre existence, et encore, peut-être même des millions d’années (même si là-bas le temps n’existe pas) après que notre âme sera enfin libérée de notre dramatique destinée sur la Terre.
