Fragments métaphysiques 12
- christophe lartas
- 9 nov.
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Fragments métaphysiques (2034-2025) 12

Fragments métaphysiques 12
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Une prise de conscience profonde de l’irréductible étrangeté du monde, de son incommensurable mystère, quand elle ne débouche pas sur une construction mentale faite d’angoisse et de désespoir, amène presque de façon inévitable à une formidable espérance quant à ce qui pourrait être sous-jacent, de toute éternité, à ce mystère et à cette étrangeté.
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Il est bon de rappeler parfois ces deux puissantes lois universelles, dont l’évidence est implacable : l’inaltérable richesse intérieure vaut infiniment mieux que les richesses extérieures, et les pseudo joies frénétiques découlant des surexcitations nerveuses de la vie mondaine ne sont rien en regard de l’insaisissable joie intérieure.
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Qui n’a jamais été fou ne peut prétendre à une certaine forme de sagesse ; le plus souvent, une certaine forme de sagesse (intermittente et précaire, certes, car la sagesse immuable n'est pas de ce monde) ne découle que d’une folie sinon dépassée, au moins maîtrisée, fût-ce en majeure partie.
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Certains états modifiés de conscience (non provoqués par diverses substances toxiques) nous rapprochent certainement davantage du substrat métaphysique que maints traités dits « métaphysiques », souvent confus, prolixes, doctrinaires, et se contredisant le plus souvent les uns les autres car bien trop éloignés, au final, des principes universels, ou spirituels.
